Composition des cigarettes, on vous dit tout !

Composition d'une cigarette

Composition des cigarettes, nicotine, goudron et produits chimiques

Quelles substances sont contenues dans les cigarettes ?

A l’origine les cigarettes étaient composées de feuilles de tabac mais depuis les années 60 elles sont constituées de pas moins de 4000 substances chimiques dont une soixantaine sont classées comme cancérigène.

Une cigarette Américaine contient 10%de son poids en additifs (sucre, arôme, humectant).

La plus connue des substances est la nicotine, en 1972 Philippe Morris déclarait ” La cigarette doit être considérée non comme un produit mais comme un emballage ou un dispositif. Le produit c’est la nicotine. voyez le paquet de cigarettes comme étant l’étui qui contient la quantité de nicotine nécessaire pour la journée….la cigarette comme un distributeur d’une dose de nicotine…La fumée est sans aucun doute le meilleur véhicule de la nicotine et la cigarette le meilleur distributeur de fumée”

Mais elle n’est pas la seule, de nombreux additifs sont présent afin d’influencer les effets pharmacologiques de la nicotine, masquer le goût de la fumée, rendre le produit plus plaisant pour le nouveau fumeur.

Les Goudrons sont directement impliqués dans les cancer liés au tabac et sont irritants pour les tissus et les muqueuses.

L’Acétone, les phénols, l’acide cyanhydrique sont des irritants qui affectent la capacité respiratoire entraînant l’inflammation des bronches et la toux.

Le Monoxyde de Carbonne se fixe sur l’hémoglobine en lieu et place de l’oxygène entraînant à long terme une hypoxie ( manque d’oxygène dans le sang) celle-ci augmente la fréquence cardiaque et la tension artérielle, le corps ne pouvant plus répondre à ses besoins en oxygène.

Les Additifs ils sont variables selon les marques dont les recettes sont tenues au plus grand secret.

Les additifs les plus connus dans le tabac :

  • L’Ammoniac favoriserait l’inhalation de la fumée en réduisant la toux et l’absorption de la nicotine.
  • Le Cacao permet de dilater les voies respiratoires offrant une facilité d’absorption de la nicotine
  • L’Acétaldéhyde est irritant pour les voies respiratoires
  • L’Acide cyanhydrique était employé dans les chambres à gaz
  • L’Acroléïne est un irrritant des voies respiratoires
  • L’Acétone qui n’est autre que le dissolvant.
  • Le Méthanol carburant utilisé pour les fusées.
  • Le Naphtalène qui est un anti mite
  • La Nicotine utilisée comme herbicide et insecticide
  • Le Cadmium utilisé dans les batteries
  • L’Ammoniac qui est un détergent
  • Le Toluène solvant industriel
  • L’arsenic qui est un poison violent

Mais encore  Naphtylamine, Pyrène, Dymèthylnitrosamine, Uréthane, Dibenzacnidine, Phénol, Butane et Polonium210 ( élément radioactif).

Certaines marques proposent des adaptateurs se fixant sur le filtre à cigarette, appelé filtres anti-goudron pour cigarette, permettant de retenir certaines quantités de ces substances afin d’en limiter l’exposition pour le fumeur. D’ailleurs lorsqu’on utilise ce type de produits, on se rend vite compte qu’au bout de quelques inhalations, un dépôt noirâtre se forme à l’intérieur, probablement le même que celui qui tapissent les parois pulmonaires du consommateur.

 

Comment la nicotine agit sur l’organisme ?

Au contact de la nicotine, le cerveau libère de la dopamine (hormone du plaisir) et autres neurotransmetteurs apportant une sensation stimulante aux consommateurs.

La cigarette achemine la nicotine jusqu’aux poumons permettant une importante absorption grâce à la large surface constituée par le tissu pulmonaire (elle atteint le cerveau en moins de 10 secondes).

La nicotine imite les neuromédiateurs naturels et se substituent à eux, ils se fixent sur les récepteurs de l’acéthylcholine.

Les récepteurs se conditionnent à recevoir leur dose de nicotine, lorsqu’ils en sont privés, le consommateur se trouve en état de sevrage, sensation désagréable qui crée la dépendance.

Au fil du temps les récepteurs de l’acéthylcholine se multiplie en densité et le cerveau adapte ses circuits de fonctionnements créant une tolérance et atténuant les effets de la dopamine, le fumeur doit alors augmenter sa dose de nicotine afin de ressentir les même effets que lors des premières exposition à celle-ci.

Lorsqu’on arrête de fumer, ces récepteurs réclament leur dose de nicotine, c’est ce que l’on appelle le “craving” (envie impérieuse de fumer), le cerveau doit réapprendre à fonctionner sans nicotine, c’est le manque.

Généralement les symptômes apparaissent 4 à 6h après la dernière cigarette chez un gros fumeurs, atteignant un pic au bout de 3 à 5 jours et pouvant durer plusieurs semaines, les effets s’ atténuent au fil du temps.

 

La vérité sur la présence  de nicotine dans les cigarettes .

Pendant des années les industriels fabricant les cigarettes ont niés le rapport entre la nicotine et la dépendance, prétextant que la présence de celle-ci était juste du a sa valeur gustative.

Cependant depuis le procès des cigarettiers aux Etats-Unis on constate que le dosage de nicotine a été adapté intentionnellement et que ceux-ci n’hésite pas à utiliser des plantes génétiquement modifiées à forte concentration en nicotine et privilégier certaines parties de la plante car le dosage des feuilles varient en fonction de leur place au niveau de la plante.

On peut alors s’interroger sur la réelle explication de la présence de la nicotine dans les cigarettes, celle-ci étant extrêmement addictive et ce dès les premières cigarettes, ne serait ce pas a des fins commerciales pour fidélisés des clients ou assurer la pérennité d’un business très lucratif ?

 

Alors quelles sont les alternatives à la cigarette?

Le début des années 2000 voit l’émergence de la cigarette électronique, qui devint un succès en quelques mois, odeur moins désagréable, goûts et saveurs appétissantes, et un moyen de contrôler sa dose de nicotine, permettant un sevrage pouvant conduire à l’arrêt du tabac. Cependant les études actuelles ne permettent pas de faire son apologie ou son procès quand à ses effets sur la santé, son invention étant relativement récente, on a pas le recul nécessaire.

Depuis 2014 au japon mais depuis 2017 en France, nous découvrons les cigarettes type iqos (voir article) une cigarette électronique possédant les mêmes caractéristiques que de vrais cigarettes à ceci prêt qu’au lieu d’être brûler, le tabac est chauffé par pyrolyse. On notera aussi que la présence de nicotine dans ses composants la rendent tout aussi addictive que les cigarettes classiques.  Les études de phillip Morris déclare qu’elles sont moins nocives que des cigarettes classiques mais des études Lausannaises réfutent ces affirmations. Là encore le recul sera nécessaire.

Comme on nous le répète depuis des années, le mieux pour la santé s’est de ne pas fumer, mais difficile d’arrêter une fois qu’on s’y est habitué, cependant des solutions d’aide existe, tel les patchs nicotiniques ou autres outils de sevrage tabagique.

N’hésitez pas à vous faire aider en contactant un spécialiste tabac info service au 39 89.

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