Comment choisir ses feuilles à rouler : le guide complet

Mis à jour le 5 août 2026
Comment choisir les feuilles a rouler

Devant un présentoir de feuilles à rouler, la question se résume rarement à une marque. Il faut trancher une matière, un format, une épaisseur, une bande collante, et parfois un discours d’emballage qui promet beaucoup. Ceux qui roulent tous les jours le savent : un mauvais carnet se paie à chaque cigarette, en goût comme en confort de roulage.

Le rayon obéit pourtant à une logique simple. Cinq critères suffisent à s’y retrouver : la fibre, le grammage, le traitement du papier, la gomme et le format. Le reste (couleur du paquet, mention bio, packaging vintage) relève de la préférence ou du prix. Une précision d’emblée, parce qu’elle commande la lecture de tout ce qui suit : le papier influe sur le goût, sur la combustion et sur le confort, il ne change pas la toxicité de la fumée de tabac, laquelle vient de la combustion du tabac lui-même.

Voici, dans l’ordre où elles se posent au comptoir, les questions qui décident du carnet que vous emporterez : de quoi la feuille est faite, blanchie ou brune, avec quelle bande collante, dans quel format, de quelle marque, et à quel prix réel une fois la boîte ouverte.

De quoi est faite une feuille à rouler

Une feuille à cigarette est un papier industriel très abouti. Des fibres végétales sont réduites en pâte, mises en suspension dans l’eau, égouttées sur une toile, séchées puis calandrées jusqu’à une finesse que peu d’autres papiers atteignent. Un ultra fin tourne autour de 12 à 14 g/m², quand une feuille d’imprimante en pèse 80. Cette finesse est le premier paramètre à comprendre, avant même la fibre annoncée en gros sur le paquet.

Riz, chanvre, lin, cellulose de bois

Le riz donne les papiers les plus fins du rayon : combustion lente et régulière, goût très discret qui laisse le tabac s’exprimer seul, cendre fine et claire. En contrepartie, il glisse entre les doigts et pardonne mal un roulage approximatif, surtout par temps humide. C’est le papier de ceux qui ont déjà le geste.

Le chanvre joue la partition inverse. Fibre longue et résistante, donc papier un peu plus épais, prise franche entre les doigts, déchirures rares. On le sent légèrement en bouche, avec une note végétale sèche qui passe inaperçue sur un brun corsé et que certains trouvent envahissante sur un blond très doux. C’est aussi celui qui pardonne le plus aux mains hésitantes.

Le lin est une fibre historique du papier à cigarette : souple, à combustion très régulière, presque toujours employée en mélange. La cellulose de bois constitue quant à elle la base de la plupart des feuilles classiques les plus vendues en France. Neutre, fiable, bon marché, c’est la référence à laquelle les fumeurs comparent tout le reste sans toujours le savoir.

Un détail que peu de rouleurs connaissent : la mention affichée sur le paquet désigne la fibre dominante, rarement une composition à 100 %. Beaucoup de références sont des mélanges, ce qui explique que deux papiers vendus comme « riz » ne se comportent pas pareil dans les doigts. Nous détaillons fibre par fibre ce que valent vraiment les papiers naturels.

Le grammage, le vrai curseur

Plus le papier est fin, moins il apporte de goût, plus il brûle discrètement et plus il demande de dextérité. Les gammes ultra fines descendent autour de 12 à 14 g/m², les papiers dits classiques restent légèrement au-dessus, ce qui les rend nettement plus tolérants. Un fumeur qui trouve que « ça a un goût de papier » gagnera presque toujours à descendre en grammage. Celui qui déchire une feuille sur deux gagnera à remonter d’un cran.

La finesse a une contrepartie que nous constatons au comptoir : un papier très fin supporte mal un tabac humide et se troue plus facilement. Si vous roulez dehors, un chanvre ou un classique vous fera perdre moins de tabac qu’un ultra fin de riz. Le geste compte autant que le papier, et il s’apprend vite : nous décrivons le dosage du tabac jusqu’au coup de pouce final dans un tutoriel dédié.

Reste le point qu’aucune fibre ne déplace. Ce que vous inhalez provient de la combustion du tabac, pas de la feuille qui l’entoure. Le papier se choisit donc pour le goût qu’il apporte ou non, pour la régularité de la combustion et pour le confort du roulage. C’est déjà beaucoup dans un usage quotidien, et cela s’arrête là : aucune matière première ne modifie la toxicité de la fumée.

Dans la gamme classique, trois références résument bien ce compromis entre finesse et facilité, le format court en carnet double, son équivalent slim, et cette même référence slim en boîte de cinquante paquets pour les gros consommateurs.

Blanchi ou non blanchi, bio ou classique

Le blanc éclatant d’une feuille classique ne vient pas de la fibre, naturellement beige ou brune. Il vient de deux choses : le blanchiment de la pâte, réalisé aujourd’hui sans chlore élémentaire dans les papeteries européennes, et surtout les charges minérales incorporées au papier. Le carbonate de calcium apporte l’opacité et la blancheur, mais il joue aussi un rôle technique en régularisant la combustion et en donnant cette cendre gris clair que beaucoup de fumeurs associent à une feuille de qualité.

Une feuille non blanchie, c’est une pâte qui n’est pas passée par cette étape. Elle garde sa teinte d’origine, du beige clair au brun soutenu. En rayon, ces gammes portent des noms devenus familiers : Virgin chez OCB, Brown chez Smoking et chez Jass, Origins chez Sensky, Natura ailleurs. Le vrai changement technique n’est pas la couleur, c’est ce qui accompagne presque toujours ce choix, à savoir moins de charges minérales et moins d’agents de combustion, parfois aucun.

Ce que ça change, et ce que ça ne change pas

À l’usage, la différence se joue sur trois points. Un goût de papier légèrement plus présent, surtout sur les premières bouffées. Une combustion un peu moins régulière, une feuille non blanchie s’éteignant plus volontiers si vous fumez lentement. Une cendre plus foncée, moins uniforme. Certains fumeurs y trouvent un tirage plus franc, d’autres ne voient aucune différence après deux jours d’essai. Le seul arbitre utile reste votre tabac habituel, comparé sur deux carnets.

Ce que le non blanchi ne change pas mérite d’être dit aussi clairement : une gamme brune ne rend pas une cigarette moins dangereuse. La fumée reste le produit de la combustion du tabac, et le papier n’y pèse que très marginalement. Choisir du non blanchi est un choix de goût, de composition et parfois de conviction, jamais une précaution sanitaire.

Le cas du bio

La mention biologique porte sur la culture de la fibre, pas sur le papier fini. Un chanvre certifié est cultivé sans traitements de synthèse, ce qui a du sens pour la filière agricole. En bouche, il se comporte comme un chanvre classique : de la tenue, une note végétale sèche, une combustion franche. Nous avons consacré un article à ce chanvre bio cultivé en France pour ces feuilles, qui montre la différence entre un argument agricole et un argument sanitaire.

Sur ce créneau du chanvre biologique, deux références concentrent l’essentiel des ventes que nous constatons, la version courte en carnet double et sa déclinaison slim.

La bande collante et les additifs

La bande gommée est l’élément le plus discuté du rayon, et le plus mal expliqué. Il s’agit d’une languette de quelques millimètres au bord de la feuille, activée par la salive au moment de fermer la cigarette. Quelques milligrammes de matière, donc, mais qui font couler beaucoup d’encre sur les forums.

Gomme arabique, gomme au sucre, sans gomme

La gomme arabique est la solution historique : une résine d’acacia, employée de longue date dans l’alimentaire comme dans le papier à cigarette. Elle colle bien, tient dans le temps, et supporte moyennement l’humidité d’un carnet oublié au fond d’une poche. C’est ce que l’on trouve sur la majorité des feuilles européennes classiques.

La gomme dite au sucre naturel repose sur un procédé plus récent, apparu sur des papiers fabriqués en Espagne et repris depuis par plusieurs marques, dont Raw et Elements. Elle accroche vite, parfois même trop vite pour des doigts humides. Les rouleurs qui passent de l’une à l’autre décrivent surtout une différence de sensation au collage.

Enfin, quelques références se passent totalement de bande collante. La plus connue reste le Job 38 bis cartonné, qui se ferme par simple recouvrement du papier. Ce roulage à sec demande un vrai tour de main et reste minoritaire, mais il garde ses fidèles chez ceux qui n’aiment pas le geste de la léchette.

Ce que dit vraiment le débat sur la gomme au sucre

C’est ici que circulent les affirmations les plus tranchées, souvent recopiées d’un site à l’autre sans vérification. Le mécanisme évoqué existe bel et bien : la combustion des sucres peut produire de l’acétaldéhyde, un composé classé cancérogène et connu pour renforcer le pouvoir addictif de la nicotine. Ce point est documenté de façon générale.

Ce qui ne l’est pas, c’est l’effet propre de la bande gommée d’une feuille. Quelques milligrammes de sucre sur une languette : la contribution réelle n’est pas établie, et elle reste négligeable devant le tabac brûlé dans la même cigarette. Voilà l’état de la question, ni plus ni moins. Toute affirmation plus tranchée, dans un sens comme dans l’autre, va au-delà de ce que les données permettent de dire.

La conséquence pratique en rayon est simple. Aucune marque ne se range dans une case « à éviter » sur cette seule base, et l’on trouve des papiers très bien faits des deux côtés. Si le sujet vous préoccupe, la nature de la gomme est indiquée sur la plupart des paquets ou sur la fiche produit, et vous pouvez choisir en conséquence. Ce choix relève du confort et de la préférence personnelle, pas d’un arbitrage sanitaire.

Les additifs du papier

Deux familles reviennent systématiquement. Le carbonate de calcium, déjà évoqué, sert la blancheur, l’opacité et la régularité de combustion. Les agents de combustion, citrate ou nitrate de potassium, empêchent la cigarette de s’éteindre entre deux bouffées : c’est précisément ce que les gammes non blanchies retirent, d’où leur réputation de s’éteindre plus facilement. Les papiers aromatisés, façon Juicy Jay, ajoutent quant à eux un parfum sur le papier lui-même.

Aucun de ces composants n’est propre au papier à cigarette, et tous sont autorisés dans le cadre européen. Reste que leur présence explique une bonne partie des différences de comportement entre deux feuilles du même format. Pour qui veut entrer dans le détail, nous avons rassemblé le détail des additifs et de la bande gommée dans un article spécifique, sources et ordres de grandeur compris.

Quelle taille choisir

Le format est le critère qui change le plus la cigarette finie, bien avant la marque. Il détermine la quantité de tabac embarquée, la longueur en bouche, la compatibilité avec un filtre et, mécaniquement, le budget mensuel. Trois tailles se partagent le rayon français, auxquelles s’ajoute le rouleau à découper.

Le court, dit regular, mesure environ 36 x 69 mm. C’est le format le plus vendu en France, et l’essentiel de nos ventes en boutique se joue dessus. Il donne une cigarette fine et courte, consomme peu de tabac et se roule à une main. Sa limite : il accepte mal un filtre épais, et le tabac se tasse vite si vous chargez trop.

Le slim, dit king size, mesure environ 44 x 110 mm. La longueur supplémentaire laisse la place à un filtre confortable et à une cigarette proche d’une industrielle en tirage. Il demande plus de tabac, coûte un peu plus cher au paquet, et pardonne mieux les erreurs de dosage puisque vous pouvez rattraper la répartition sur toute la longueur.

Le format espagnol, appelé 1 et 1/4, mesure environ 44 x 75 mm. Largeur du slim, longueur intermédiaire : c’est le compromis le plus proche d’une cigarette classique, très répandu en Europe du Sud et encore discret en France. Ceux qui trouvent le court trop petit et le slim trop long y trouvent souvent leur compte du premier coup.

Restent les rolls, un rouleau continu de plusieurs mètres que vous découpez à la longueur voulue, avec une bande gommée sur toute la longueur. Nous expliquons dans un article dédié comment fonctionne un rouleau de papier à découper, y compris les erreurs de coupe classiques des premiers essais.

FormatAppellation en rayonDimensionsCigarette obtenuePour qui
CourtRegular36 x 69 mm environFine et courte, peu de tabacLe plus vendu en France, budget serré
MoyenEspagnol, 1 et 1/444 x 75 mm environProche d’une cigarette industrielleCompromis entre court et slim
LongSlim, king size44 x 110 mm environLongue, filtre confortableRouleurs qui utilisent un filtre ou un toncar
RouleauRollsPlusieurs mètres à découperLongueur choisie à la demandeCeux qui veulent doser eux-mêmes

Les dimensions exactes varient de un ou deux millimètres selon les fabricants, ce qui suffit à modifier la sensation en main quand on change de marque à format égal. Nous avons relevé toutes les mesures, format par format, pour ceux qui veulent comparer avant d’acheter.

Deux rayons concentrent ces choix : d’un côté les paquets au format regular, de l’autre les feuilles longues king size, qui rassemblent le plus grand nombre de références.

Accorder la feuille et le filtre

Le format se choisit avec le filtre, jamais séparément. Un filtre standard de 8 mm dans une feuille courte donne une cigarette déséquilibrée, avec presque autant de mousse que de tabac. Un slim de 6 mm ou un embout en carton roulé se logent au contraire très bien dans un king size, et gardent leur place dans un format espagnol. Nous avons détaillé comment choisir un diamètre de filtre cohérent avec la feuille plutôt que de subir la combinaison trouvée en rayon.

Côté papiers non blanchis, la gamme Virgin illustre bien cette question des formats : elle existe en rouleau avec filtres, en slim seul, en slim accompagné de ses filtres, et en format espagnol 1 et 1/4.

Les marques du rayon

Une quinzaine de marques se partagent les présentoirs français, chacune avec une spécialité assez lisible une fois qu’on la connaît. Aucune n’est intrinsèquement meilleure qu’une autre : elles couvrent des usages, des budgets et des goûts différents.

OCB reste la référence installée et la plus demandée dans notre boutique, avec la gamme la plus large du rayon, du classique Premium au chanvre biologique en passant par le Virgin non blanchi. Rizla, autre marque historique, s’est fait un nom sur les papiers très fins à base de riz. Job traîne derrière elle plus d’un siècle d’existence et une singularité, la référence 38 bis cartonnée vendue sans gomme.

Jass, Sensky, Korona et Chat Roule occupent le terrain du rapport qualité prix, avec des gammes complètes déclinées en court, en slim et en versions brunes, souvent proposées en boîte de cinquante paquets. Smoking, marque espagnole, décline ses gammes Deluxe, Brown et Green (chanvre) ; Yeuf et Beuz misent sur des visuels colorés et un positionnement plus jeune, surtout en slim.

Raw et Elements ont popularisé le papier non blanchi et la gomme au sucre évoquée plus haut, avec des gammes très étendues. Juicy Jay s’est spécialisée dans les papiers aromatisés, G-Rollz dans les papiers illustrés et les kits sous licence. Chaque marque a ses fidèles, et changer de marque à format égal suffit souvent à résoudre un problème de tirage ou de goût. Nous détaillons marque par marque, qui fabrique quoi dans un comparatif complet.

Un point de vigilance mérite d’être signalé sur les marques très demandées : elles sont aussi les plus copiées. Nous avons relaté une saisie massive de faux paquets slim, qui donne quelques repères pour reconnaître un carnet douteux (impression floue, gomme irrégulière, prix anormalement bas hors circuit habituel).

Pour comparer sereinement, le plus simple reste de parcourir le rayon papier trié par matière et par taille, puis de vérifier les tarifs : nous tenons à jour le détail des tarifs, référence par référence plutôt que de les répéter partout.

Budget : combien coûtent vraiment vos feuilles

Les ordres de grandeur sont stables d’une année sur l’autre. Un paquet de feuilles se situe autour de 0,85 à 0,95 € selon le format et la marque, le court restant systématiquement le moins cher. À l’unité, la différence entre deux marques dépasse rarement quelques centimes : ce n’est pas là que se joue l’économie.

Elle se joue sur la boîte de cinquante paquets. Comptez de 18,90 € pour une boîte de Chat Roule Slim à 32,90 € pour une boîte d’OCB Slim Premium. Rapporté au paquet, cela représente entre 0,38 et 0,66 €, contre 0,85 à 0,95 € à l’unité. Pour quelqu’un qui roule tous les jours, l’écart annuel se chiffre en dizaines d’euros, sans changer une seule habitude.

Deuxième levier, souvent sous-estimé : le format lui-même. Une feuille courte contient moins de tabac qu’un slim, à densité de roulage identique. Comme le tabac coûte bien plus cher que le papier, choisir le court agit davantage sur la dépense mensuelle que n’importe quelle négociation sur le prix du carnet. C’est une des raisons pour lesquelles le regular domine si nettement les ventes françaises.

Troisième point : la conservation. Une boîte de cinquante paquets stockée dans un endroit sec tient sans problème plusieurs mois, la gomme ne se dégradant que dans une atmosphère humide. Rangez-la à l’abri de la vapeur d’une cuisine ou d’une salle de bains, et vous consommerez la dernière comme la première. Rappelons au passage que la vente de tabac et de ses accessoires est interdite aux mineurs. Les tarifs actualisés se trouvent sur notre relevé permanent, du carnet à la boîte de cinquante.

Sur ce terrain du prix au paquet, deux boîtes de cinquante reviennent souvent dans les commandes, la Chat Roule Slim classique et sa version non blanchie.

Formats prêts à l’emploi et alternatives

Tout le rayon ne se roule pas. Les cônes pré-roulés arrivent déjà formés, avec leur embout en carton en place, et il ne reste qu’à les remplir de tabac ou de plantes légales comme le CBD. Les wraps de chanvre relèvent de la même logique, avec une enveloppe plus épaisse et un format plus large : nous passons en revue les cônes déjà roulés et les wraps de chanvre, leurs formats et leurs limites.

Autre cas fréquent au comptoir, celui du fumeur qui hésite entre rouler et tuber. Les deux univers ne se croisent pas : celui qui tube n’achète pas de feuilles du tout, mais des tubes vendus avec leur filtre déjà intégré, qu’il remplit avec une machine. Le geste est plus rapide, le résultat plus régulier, l’investissement de départ un peu plus élevé. Si vous roulez uniquement par habitude et que la régularité vous manque, cette piste vaut le détour avant de changer de papier.

Un dernier mot, attribué comme il se doit. Les autorités sanitaires rappellent qu’aucun mode de consommation du tabac n’est sans risque, et que le bénéfice le plus important reste l’arrêt, accompagné si possible. Les informations officielles sont disponibles sur tabac-info-service.fr, et nous avons résumé de notre côté les accompagnements existants pour arrêter de fumer et ce qu’ils changent réellement aux chances de réussite.

À retenir

  • La fibre décide du goût et de la tenue : riz pour la discrétion, chanvre pour la facilité, cellulose pour le classique fiable.
  • Le grammage compte plus que le nom de la fibre : 12 à 14 g/m² pour les ultra fins, plus épais pour les papiers tolérants.
  • Non blanchi et bio changent la composition et le goût, jamais la nocivité de la fumée, qui vient du tabac brûlé.
  • Gomme arabique ou gomme au sucre : une question de confort et de préférence, pas un critère de santé tranché.
  • Le format fait le budget : court 36 x 69 mm, espagnol 44 x 75 mm, slim 44 x 110 mm, et la boîte de cinquante divise le prix du paquet.

Les références citées dans ce guide

Voici, regroupées par critère de choix, les feuilles évoquées au fil de ce guide. La liste n’a rien d’exhaustif et elle évolue avec le rayon, mais elle donne un point de départ concret selon ce que vous cherchez en priorité.

Vous fabriquez du papier à rouler et souhaitez figurer dans ce comparatif ? Envoyez-nous un échantillon avec le détail des matières premières employées, nous complétons cette page au fil des retours.

Questions fréquentes

Quelles feuilles à rouler choisir quand on débute ?

Commencez par une feuille de chanvre ou un papier classique au format court. Ces papiers, un peu plus épais que les ultra fins, accrochent entre les doigts, se déchirent rarement et pardonnent un dosage approximatif. Prenez un carnet double, moins cher, et gardez les papiers de riz très fins pour plus tard, quand le geste sera acquis et régulier.

Quelle différence entre feuille courte et feuille slim ?

La feuille courte, dite regular, mesure environ 36 x 69 mm et donne une cigarette fine et brève, avec peu de tabac. La slim, dite king size, mesure environ 44 x 110 mm et permet d’intégrer un vrai filtre pour une cigarette proche d’une industrielle. La courte coûte moins cher et consomme moins de tabac, la slim offre plus de confort.

Les feuilles bio ou non blanchies sont-elles meilleures pour la santé ?

Non. Une feuille non blanchie ou issue de chanvre biologique contient généralement moins de charges minérales et d’agents de combustion, ce qui modifie le goût et la combustion. La toxicité de la fumée, elle, provient de la combustion du tabac lui-même et non du papier. Ces gammes se choisissent pour le goût et la composition, pas comme une précaution sanitaire.

Quelle est la marque de feuilles la plus vendue en France ?

OCB domine largement les ventes que nous constatons en boutique, portée par une gamme très large et une notoriété ancienne. Rizla suit dans les papiers fins de riz, devant Jass, Smoking, Sensky et Chat Roule sur le créneau du rapport qualité prix. Cette hiérarchie varie selon les régions et selon le format considéré, court ou slim.

Combien coûte un paquet de feuilles à rouler ?

Comptez de 0,85 à 0,95 € le paquet selon le format et la marque, le court restant le moins cher. La boîte de cinquante paquets fait chuter ce prix unitaire : de 18,90 € pour une boîte slim d’entrée de gamme à 32,90 € pour une référence premium, soit environ 0,38 à 0,66 € le paquet, une économie nette pour un rouleur quotidien.

Commentaires

Le 21 juillet 2020 à 11 h 16 min, armelle a dit :


Bonjour
Je souhaiterais un renseignement
Que me conseillez vous pour un papier a rouler ( main) qui soit le plus fin et le plus naturel ?
Merci pour votre retour à ce sujet
Bien cordialement
Armelle


Le 22 septembre 2019 à 10 h 01 min, Fastbob a dit :


Fumeur de roulées main depuis près de 40 ans, J' ai remarqué plus d' une fois qu' il y a une différence entre une riz Lacroix belge et une française(bleue ou grise). La belge a le fil du papier dans le sens de la longueur, la française dans le sens de la largeur. Psychologique ou réel, j' ai le sentiment que ce n' est pas la même combustion, ni le même goût. D' autres usagers ont-ils la même expérience?
Merci, pour ce site intéressant.


Le 5 septembre 2019 à 12 h 36 min, Jane a dit :


Bonjour à part l épaisseur du papier , les ocb Xpert sont elles vraiment plus résistante et y'a il une différence au niveau de la combustion? Svp se consomment elles plus vite ou s'éteignent elles plus rapidement... je vous remercie


Le 26 février 2019 à 14 h 27 min, Ludo a dit :


Bonjour j'avais savoir quel était la différence entre les vrais et les fausse et comment les différencié ?
Par exemple pour les feuilles raw.


Le 1 octobre 2016 à 19 h 34 min, Miko a dit :


Je viens de tester les Job 38 bis suite à votre article. C'est franchement très très dur de coller la feuille ! Pour ma part elle se décolle systématiquement au bout de quelques taffes. J'ai donc appelé le service client, et super cool les mecs m'ont remboursés, enfin ils m'ont envoyé un autre paquet de feuilles gratuitement avec ma commande suivante ! ^^ Je pensais pas qu'un site web serait aussi compréhensif, généralement les sociétés sur le net se foutent de leurs clients. Bref pour ma part ce papier n'est pas terrible... Que pensez vous du papier Job Sup'Air ? j'ai pris en échange ces feuilles la, elles sont bien je trouve mais qu'en pensez vous ?


Le 1 octobre 2016 à 19 h 38 min, Tubeuse Cigarette Electrique a dit :


Merci pour votre commentaire Miko, mais je crois vous avoir dis de ne pas crier sur les toits ce paquet offert ! ^^
Je plaisante, merci à vous de partager votre expérience...


Le 23 août 2016 à 16 h 51 min, daniel a dit :


+1 pour les Job Bis, c'est vraiment les mieux si tu es un fumeur de longue date.


Le 3 juillet 2016 à 22 h 52 min, Blix a dit :


Ils est dit plus haut, les feuilles à rouler les plus rependues et sans danger : ocb,... .

Toutes feuilles avec gomme arabique est potentiellement dangereuse, voire dangereuse avec le temp, tout autant que de fumer.
Je m'explique, pour la conservation de la gomme arabique, bon nombres d'entreprises à recourent à la pasteurisation à froid, autrement dit, ionisation, et encore autrement dit, irradiation.
Ce qui doit normalement être à petite dose. mais personne est à l'abri d'une erreur humaine.

Il y as eue un reportage il y as pas si longtemps sur la pasteurisation à froid, suite à cette vague de décès d'animaux domestiques au Canada, qui c'est avéré être une mauvaise manipulation dans un laboratoire de pasteurisation à froid, pour les croquettes.

Cette méthode est peut connue en France, et reste utiliser sur peut de produits (notamment alimentaire ) , pour le moment.

++


Le 5 juillet 2016 à 18 h 30 min, Sandrine a dit :


C'est dingue, les industrielles veulent vraiment notre peau !!


Le 25 juin 2016 à 6 h 21 min, pichard a dit :


Aujourd hui j ai trouve un bureau de tabac qui vend des feuilles JOB non gommees, je me suis achete un paquet de Pueblo et j ai teste. Comme le dit l article, le papier non gomme est difficile a rouler pour les debutants mais je pense que si vous avez fini sur ce blog, vous ne l etes pas.


Le 9 mars 2016 à 20 h 44 min, Françoise a dit :


Bonjour, savez vous si les feuilles à rouler snoop dogg sont dangereuses pour la santé ? Mon fils fume ces feuilles..


Le 14 mars 2016 à 17 h 28 min, Tubeuse Cigarette Electrique a dit :


Bonjour, la marque Snoop Dogg est produite par le fabricant Blunt Wrap (usa). Elles ne sont pas reconnues comme potentiellement nocives.. Bien cordialement,